L'EQUATEUR
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GEOGRAPHIE ET SITES A DECOUVRIR

Situation de l'Equateur

LA SIERRA (les ANDES)

La formation de la chaîne montagneuse des Andes a commencé il y a cinq millions d’années, au début du Pliocène. La Cordillère divisa l’Equateur en deux plaines recouvertes de forêts, avec une étroite bande intermédiaire bordée par "l’Avenue des Volcans". Dans cette région se développèrent une flore et une faune d’une indescriptible richesse, s’adaptant à des températures basses, à des vents forts, à un intense rayonnement ultraviolet, à la pluie, à la grêle, à la neige et aux hautes altitudes.

La Cordillère des Andes traverse l’Equateur du nord au sud et est divisée en trois secteurs : la Cordillère Orientale, la Cordillère Interandine et la Cordillère Occidentale.

Les conditions climatiques existant dans la Sierra, ainsi que l’activité volcanique, ont stimulé un développement particulier des espèces végétales, qui caractérise les beaux paysages de la zone connue sous le nom de "páramo". Le dixième de la superficie de l’Equateur (soit 27000 km²) est recouvert de páramos ou végétation sèche. Située entre 3500 et 4500 mètres au-dessus du niveau de la mer, la région du páramo est un habitat idéal pour les condors, les caracaras, les cerfs, les lamas, les vigognes, les colibris et les fleurs multicolores.
Les páramos andins se caractérisent par la présence de plantes graminées, de mousses et d’autres végétaux particuliers. Les páramos du nord, notamment celui d’El Angel, sont célèbres pour leurs frailejones géants (Espeletia). Par ailleurs, ceux qui se trouvent sur les contreforts de la Cordillère sont riches en bruyères, lichens, et mousses recouvrant les arbres, qui servent de refuge aux ours, aux tapirs et aux pumas.
Les principales villes de la Sierra sont Quito, Cuenca, Ibarra, Ambato, Riobamba et Loja.

LA COSTA (La CÔTE PACIFIQUE)

La Côte est une région située à l’ouest de la Cordillère des Andes, traversée du nord au sud par une chaîne montagneuse de faible altitude, comportant de vastes plaines alluviales.
La Côte est constituée de trois écosystèmes principaux : les forêts tropicales humides du nord ; les savanes tropicales du centre et du sud-ouest ; et les forêts sèches de la frange péninsulaire occidentale et méridionale.
Le long du littoral, on distingue deux écosystèmes supplémentaires, caractérisés par leurs communautés animales et végétales :la mangrove et les plages et falaises, célèbres pour leur formation rocheuse particulière. On peut trouver de vastes zones dominées par une végétation primaire : une forêt sèche de 369 km² ; une forêt humide de 12000 km² et une forêt fluviale de 4000 km², pour ne citer que quelques exemples.

Sur la Côte, d’importants produits d’exportation tels que la banane, le café, le cacao, ou encore le riz, le soja, la canne à sucre, le coton, les fruits, ainsi que d’autres cultures tropicales destinées à satisfaire la demande des marchés nationaux et internationaux, sont cultivés de façon extensive.

Les mangroves et le milieu marin offrent aux poissons et aux crustacés un habitat idéal, attirant ainsi plusieurs milliers de petits pêcheurs qui profitent de l’abondance de cette ressource. Des centaines de personnes travaillent dans des exploitations d’élevage de crevettes, dont la superficie totale atteint 126 000 hectares. La crevette est l’une des principales productions de l’Equateur.

Les villes portuaires de Guayaquil, Puerto Bolívar, Manta et Esmeraldas sont situées le long de la côte, agrémentée de nombreuses zones de pêche et d’excellents sites pour la pratique des sports nautiques. La région compte cinq provinces : Esmeraldas, Manabí, Guayas, Los Ríos et El Oro, chacune proposant divers endroits attractifs et une végétation variée allant des forêts humides jusqu’à la jungle et aux zones semi-désertiques.
Les principales attractions de la province d’Esmeraldas sont les plages et les complexes touristiques tels qu’Atacames et Casablanca, ainsi que les villages de pêcheurs, les mangroves et les sites archéologiques. Au large des plages, les eaux sont riches en crevettes, huîtres, langoustes, crabes, clovisses et autres crustacés.

La réserve bio-anthropologique de la Communauté Awa et la Réserve Cotacachi-Cayapas, typiques de la forêt humide, se trouvent dans la partie nord de la province d’Esmeraldas. Cette zone d’une extrême humidité comprend une communauté végétale complexe, aux multiples espèces.
Dans cette zone, qui s’étend de l’Equateur jusqu’à une partie de la Colombie, vivent les Indiens Chachis, également nommés Cayapas, ainsi que de nombreux Indiens Awa et une population noire. La diversité des ressources naturelles de la province de Manabí en fait un lieu particulièrement attrayant. Les touristes y trouveront des paysages pittoresques parmi lesquels des villages de pêcheurs, des forêts de mangrove, des plages, des zones protégées, des îles et des sites archéologiques. Le port de Manta et la station balnéaire de Bahía de Caráquez comptent parmi les grands centres commerciaux et touristiques.

Le Parc National Machalilla s’étend sur une surface de 55 040 hectares, comprenant les îles de Salango et de La Plata, et représente le cœur de la région. Le parc englobe trois zones climatiques : la forêt humide, la forêt sèche et la forêt très sèche, qui toutes apportent une très grande diversité d’habitats pour les plantes et les animaux. Chaque année, les plages de Salinas, Ballenita et Pasaje attirent des milliers de touristes.

La province de Guayas possède l’un des écosystèmes les plus importants du pays : le Golfe de Guayaquil, alimenté par 1526 m3 d’eau douce par seconde. La province compte six zones protégées, administrées selon différentes catégories. La zone protégée la plus importante est la Réserve Ecologique de la Mangrove de Churute, près de Guayaquil, où l’on peut observer et étudier une grande variété d’espèces, d’oiseaux aquatiques et autres animaux.
Le paysage côtier de la province de Guayas est aride en raison de l’influence du courant de Humboldt et abrite une importante végétation xérophyte. Les plantes se sont adaptées à ce milieu, transformant leur feuillage en épines et se dotant d’un système de racines très profondes. En 1985, on a découvert une nouvelle espèce d’oiseau, appelée perruche d’El Oro (Pyrrhura orcesi). Le Bois Pétrifié de Puyango, l’un des sites les plus spectaculaires pour l’étude de la paléontologie, appartient aux zones semi-désertiques de cette province.
A Zaruma-Piñas, les forêts sont riches en oiseaux et en orchidées. La route Pasaje-Cuenca-Girón est agrémentée de superbes points de vue.

L’ORIENTE (L’AMAZONIE)

L’Amazonie équatorienne couvre d’une végétation exubérante propre aux forêts humides tropicales une superficie de 120 000 km². La Cordillère des Andes constitue la limite occidentale de cette région, tandis que la Pérou et la Colombie la bordent respectivement au sud et au nord. Les fleuves amazoniens ont charrié depuis les Andes une grande quantité de matériaux, formant des sols alluviaux et des terrasses utilisées pour l’agriculture.

L’attraction majeure des forêts hautes est la végétation en général, et plus particulièrement les arbres, dont certains s’élèvent à plus de 45m de hauteur. Les espèces fréquemment rencontrées dans la région sont la cannelle, l’arbre à soie, le jacaranda et diverses plantes légumineuses. Les plaines alluviales s’étalent sur les berges des principaux fleuves et présentent d’importantes concentrations de palmiers.

La principale voie d’accès touristique est le Río Napo, l’un des grands affluents de l’Amazone. Le bassin du Napo a une longueur de 1 400 km, et sa largeur varie de un à cinq kilomètres. En raison de la dynamique fluviale, les 130 îles du Napo sont couvertes de jeunes forêts, refuge et zone de nidification d’un grand nombre d’oiseaux.
Les indigènes et les colons ont établi des communautés tout au long du fleuve Napo, parfois près de petits hôtels et de maisons d’hôtes. La majeure partie des rives est recouverte de forêts tropicales et, depuis des millions d’années, les lits des fleuves ont constitué de jolis lacs.

Au cours de l’histoire, les peuples indigènes ont réussi à entretenir une existence productive, au sein des écosystèmes existant dans la forêt humide. Les ethnies les plus importantes de l’Amazonie équatorienne sont : les Sionas-Secoyas, les Cofanes, les Huaoranis, les Quichuas de l’Oriente, les Shuars et les Achuars.

L’écosystème amazonien, notamment sa forêt humide tropicale, est considéré comme l’un des habitats végétaux et animaux les plus riches et les plus complexes du monde. La caractéristique essentielle de la région est l’existence d’une flore et d’une faune prolifiques, présentant d’extraordinaires variations de macro et micro-habitats.
Dans la jungle correspondant à l’Amazone supérieur, 100 espèces d’arbres par acre ont été identifiées. Pour pouvoir mesurer toute l’ampleur de ce chiffre, il faut savoir que les forêts les plus denses d’Amérique Centrale comportent à peine 40 espèces par acre. Quant aux forêts tempérées d’Amérique du Nord et d’Europe, elles comptent rarement plus de 20 espèces par acre.
Les rivières, les lacs, les cours d’eau et les marais de l’Amazonie abritent 600 espèces de poissons et plus de 250 espèces d’amphibiens et de reptiles. Deux espèces de caïmans atteignent plus de quatre mètres de long dans les lacs des bassins du Napo et de l’Aguarico. Des mammifères typiques de l’Amérique du Sud, parmi lesquels les tatous, les ours mellifères et les paresseux, vivent dans la région amazonienne équatorienne. Les chauve-souris de l’Amazonie forment un groupe cosmopolite composé de plus de 60 espèces. Autres mammifères de la forêt humide tropicale : les tapirs, les singes, les ocelots et les jaguars. Une marche à travers la forêt permettra aux touristes d’observer des singes, des ours et des grands rongeurs, ainsi que des lamantins et des caïmans dans les lacs.
Les oiseaux sont le groupe le plus important des vertébrés amazoniens, puisqu’il rassemble quasiment mille espèces, qui se répartissent entre les forêts, les lacs et les zones découvertes. Tous les écosystèmes amazoniens sont peuplés d’oiseaux multicolores. On aperçoit fréquemment, dans l’eau ou sur la terre ferme, des perroquets, des aras et des tangaras. Dans toute l’Amazonie, on compte d’innombrables hérons et mouettes.

Le vaste système des parcs nationaux de l’Equateur, ainsi que les stations scientifiques et les aires protégées, couvrent près de 3 035 250 hectares.
Afin de conserver et de protéger ces endroits uniques et très fertiles, l’Equateur a créé, entre autres, la Réserve de Biosphère du Parc National Yasuní, la Réserve Ecologique de Limoncocha et la Réserve Faunistique de Cuyabeno. Les bassins du Napo et de l’Aguarico offrent de multiples opportunités d’observer les différents écosystèmes, plaines alluviales, marais et zones inondées, toutes peuplées par une grande variété d’espèces. Les fleuves Yuturi, Yasuní, Tipitini, Tivacuno et Cononaco sont entièrement cernés par la forêt vierge.

LES GALAPAGOS

Visiter les îles Galápagos, c’est découvrir la nature à l’état pur. A tel point que cet archipel incita le jeune naturaliste anglais Charles Darwin, qui s’y rendit en 1835, à écrire son célèbre livre intitulé "L’Origine des Espèces", qui a révolutionné le monde. Situé à 1000 km au large des côtes équatoriennes, ce mystérieux et fascinant archipel est composé de 13 grandes îles, 6 petites et plus de 40 îlots. Sa superficie totale est de 8010 km². Une grande partie de l’archipel se trouve au sud de la ligne équatoriale, là où convergent plusieurs courants marins. En fait, les Galápagos sont le résultat de tous les éléments nécessaires à la constitution d’une merveille à la fois zoologique, botanique et géologique.

Les îles ont émergé de l’Océan Pacifique il y a cinq millions d’années, à la suite d’éruptions volcaniques sous-marines. Ce sont les formations de lave et la roche volcanique qui donnent aux touristes l’impression de se trouver "dans un autre monde" lorsqu’ils visitent les Galápagos.

Le processus d’évolution, le climat, les courants marins et l’absence relative d’ennemis prédateurs – y compris l’homme – font de cet archipel l’un des plus rares et des plus importants endroits de notre planète. Empruntant différents "chemins" depuis le continent jusqu’aux îles, les animaux et les plantes ont colonisé les lits originels des coulées de lave, qui ont formé il y a des milliers d’années les Galápagos.
Les organismes qui ont survécu à la traversée ont évolué jusqu’à former des espèces uniques que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Tous les reptiles des Galápagos, la moitié des espèces d’oiseaux, 32 % des plantes et 25 % des poissons, ainsi que bon nombre d’invertébrés, n’existent que dans cet archipel.

L’environnement terrestre et marin des îles offre une variété de paysages singuliers, qui ont captivé des générations de touristes et de scientifiques. Les tortues géantes, les iguanes marins et terrestres et les lézards de lave constituent la famille de reptiles la plus spectaculaire jamais connue.
Les oiseaux sont représentés par plus de 13 espèces différentes de pinsons, de cormorans, de petits pingouins, de faucons, de colibris, d’albatros, de flamants et de fous, pour n’en citer que quelques-uns. Parmi les mammifères, on trouve d’adorables phoques joueurs et de merveilleux dauphins.

Pour toutes ces raisons et de nombreuses autres, l’UNESCO a déclaré les îles Galápagos Patrimoine Naturel de l’Humanité.

POPULATION & PEUPLES D’EQUATEUR

L’Equateur possède environ quatorze millions d’habitants, répartis entre les vingt-deux provinces, de la côte, de la sierra, de l’est amazonien et des îles Galapagos. Par ailleurs, dix pour cent de la population a émigré au cours des dernières années et vit désormais dans différents pays du monde, particulièrement aux Etats-Unis, au Canada, en Espagne et en Italie.
La population équatorienne est pluriethnique. Elle comporte une majorité de métisses, ainsi que d’importantes communautés indigènes représentant presque 20% des habitants. Elle compte également des groupes de population noire, essentiellement concentrés dans les provinces d’Esmeraldas et Imbabura, et des groupes de population blanche, d’origine européenne, répartis sur tout le territoire national. Il existe enfin une minorité d’immigrés asiatiques et un grand nombre de Colombiens arrivés récemment en Equateur suite aux conséquences des tensions internes qui touchent leur pays.

La Constitution de l’Equateur reconnaît l’égalité absolue devant la loi de tous les citoyens équatoriens, et bien qu’on ne puisse nier la persistance de certains préjugés racistes, la population équatorienne dans son ensemble est bien intégrée. Il faut ainsi souligner la participation des communautés indigènes – traditionnellement marginalisées – à la vie politique. Elles disposent aujourd’hui de nombreuses autorités locales et de représentants au sein du Parlement équatorien.
La langue prédominante, communément parlée dans tout le pays, est l’espagnol, reconnue comme langue officielle, de même que le quichua. Cependant, les populations indigènes demeurant dans différentes zones géographiques parlent également d’autres langues et dialectes, tels que le shuarchicham, l’achuar, l’a’lingae, l’awapit, le záparo (reconnu par l’UNESCO patrimoine immatériel de l’humanité), le secoya, l’epera, parmi tant d’autres. L’anglais est devenu langue de travail, notamment chez les jeunes. Le portugais, le français, l’italien, l’allemand sont des langues connues et pratiquées par des groupes minoritaires de la population concentrée dans les grandes villes.
En résumé, on peut dire que la population équatorienne est multiraciale, multiculturelle et plurilingue.

En savoir plus sur les peuples indigènes de l’Equateur.

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