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Le(s) Chemin(s) de l’Inca

Chemin Inca - Tambos

L’ouvrage préhispanique couvrant l’empire inca depuis l’Argentine jusqu’à la Colombie a été inscrit ce 21 juin 2014 au "patrimoine mondial" par le Comité de l’Unesco.

Quelques chiffres :

  • 40.000 km de chemins dont 6.000 km de route principale
  • Un réseau construit sur une période de 2.000 ans
  • Pouvant culminer à plus de 5.000 mètres d’altitude
  • Pour couvrir un territoire de près de 3 millions de km2.

Appelé en quechua Qhapaq Ñan, c’est un patrimoine qui relie 6 pays du continent et donc une reconnaissance par l’Unesco d’une culture, celle des Incas, au-delà des pays.

Ce réseau permettait de rapprocher toutes les zones de production, d’en gérer son suivi administratif et de lier spirituellement l’empire Inca (Tawantinsuyo), en résumé d’en maintenir un contrôle efficace.

La décision de l’Unesco devrait permettre de mobiliser des fonds pour sa conservation, sa restauration et son développement touristique.
En effet aujourd’hui une grande partie de ce chemin est sous terre ou dissimulée par la végétation.

En Equateur, le Qhapaq Ñan, c’est d’un côté la réserve d’El Angel avec le point le plus au nord de la Grande Route Inca, et aussi des sites emblématiques comme Ingapirca ou Tulipe, où l’on peut encore parcourir quelques sections pavées de plus de 20 mètres de large ou découvrir ce qui est considéré comme la dernière demeure de l’Inca Atahualpa.
Le tronçon le mieux conservé du pays est au Nord et traverse des localités comme Launag Grande, Yahuarcocha, Ojo de Rumiñahui ou la Lagune de Culebrillas.

Parcourir ces contrées, c’est faire renaître des personnages comme le Chasqui, ou coursier de l’époque inca, capable de parcourir des dizaines de kilomètres par jour pour porter les messages de l’empereur dans les contrées les plus lointaines ou de ramener les chiffres nécessaires à la gestion d’un tel ensemble. Et pour cela ils employaient un système évolué dont les mystères n’ont pas encore été percés, les quipus, des cordelettes parcourues de nœuds dont on sait qu’elles permettaient au minimum de comptabiliser toutes sortes de choses, comme du bétail (lamas) ou de relever des naissances.
On considère que le réseau était constitué de postes fortifiés, les pucaras, comme celui de Salitre dans la réserve du Cotopaxi, tous les 7 km, pour probablement contrôler le mouvement des voyageurs, et de tambos (relai ou auberge de taille moyenne) tous les 21 km, à savoir à une journée de voyage, pour permettre le repos des voyageurs dont les messagers et autres fonctionnaires de l’état en mission, comme les militaires. On trouvait le long des routes des qollqas, sortes de magasins de réserves et de conserves d’aliments et de vêtements, d’où se gardaient les excédents pour couvrir les demandes imprévues.

Imaginez donc cet immense réseau qui s’est bâti à partir de tronçons construits avant même les Incas, pavé en de nombreux endroits, parfois encore en usage de nos jours, et facilitant les échanges (commerciaux et culturels) ainsi que la communication entre des régions aussi diverses que la Côte, les Andes et l’Amazonie. Et que les conquérants espagnols surent mettre à profit pour envahir l’empire en peu de temps.

Venez découvrir avec Terra Andina Ecuador la magie de ce réseau qui permit aux voyageurs incas de passer en une journée parmi la plus notable variété de paysages qui existe sur la planète depuis les milieux gelés des montagnes enneigées jusqu’aux ravins aux bosquets tropicaux humides ou secs et aux plaines et vallées voisines, tempérées ou chaudes.

Pour cela nous vous avons concocté les circuits suivants :

  • Les mystères de l’Equateur – pour les passionnés d’énigmes et d’archéologie (bientôt en ligne)
  • La route des explorateurs – pour emmener vos enfants sur un circuit didactique
  • La chasse au trésor – pour amener vos enfants sur un parcours fait d’énigmes à trouver (bientôt en ligne)

Pedro Cieza de León - La Crónica del Perú, 1553
« Ce que j’ai le plus admiré, en contemplant et en constatant les affaires de ce royaume, c’est la manière dont ils ont pu construire des chemins aussi grands et admirables que ceux que nous voyons ; la quantité d’hommes qui a été nécessaire à leur édification, et avec quels outils et instruments ils ont pu niveler les montagnes et se frayer à travers les roches des chemins aussi larges et bien faits. Il me semble que si l’Empereur voulait donner l’ordre de bâtir une autre route royale, comme celle qui va de Quito à Cuzco ou comme celle qui sort de Cuzco pour aller au Chili, il ne pourrait pas la réaliser malgré tout son pouvoir. »

Site Cojitambo sur le Chemin de l'Inca
Site de Cojitambo (Azogues - Équateur)